Hier, coup de massue. Lau, ma meilleure amie, m'annonçait qu'elle partait s'installer à... Bouillon! Bouillon, c'est synonyme de la Pentagonie! Perdu, désert, au bout du monde...
Je crois que j'étais fatiguée et toujours sous le choc de l'annonce d'une de mes autres meilleures amies, qui, figurez-vous, retourne à Marseille. Marseille! Carrément sur une autre planète! 
En grande dramaqueen, je me suis mise à pleurer. Parce que soudain, ce n'était plus seulement la distance ou l'éloignement (je sais que je les verrai régulièrement et que ce n'est pas SI loin). C'est plutôt la page qui se profile ou, soyons complètement honnêtes, celle qui se tourne. 

25 ans, les chemins qui se séparent. Et là.. sueur froide! Nous sommes dans la période: "je me case, je me marie et je fais des gosses". 

Au secours! Je ne suis pas prête! Faire une croix sur les soirées, le Carré, les vocaux tous les jours pour se raconter nos histoires, les afterworks, les pekets chocolats, les brunchs du dimanche... NO WAY! 

Vertige de la vie d'adulte. 

Pourquoi? Pourquoi cette peur bleue de quitter la vie de bohème? - attendez, je bois une gorgée de vin rouge! - 

En réalité, j'adore ma vie!  Je suis pour le dire franchement "le cul entre deux chaises". Une gosse avec un peu d'argent. Une gosse libre. Sans attache. Ce sentiment de ne pas être lié à quelqu'un, quelque part. Douceur de vivre et légèreté. 
J'ai peur qu'avec l'engagement, je fasse des erreurs et qu'elles soient irrémédiables. J'ai peur de m'engager et de ne pas pouvoir faire demi tour. Je panique à l'idée d'acheter une maison, parce que les briques, c'est très très -trop- lourd. J'attrape la nausée quand je vois un bébé - ah oui, c'est maladif!- pour la simple et bonne raison que, non, je ne suis pas prête! 

Seulement quand tu as 25 ans, ton fil d'actualités Facebook ressemble à un album de mariage, tu apprends chaque jour qu'une ancienne copine de classe est maman, que l'autre vient d'acheter ou pire vient d'accoucher de son deuxième enfant. 
A la rigueur, avant on en rigolait. Anecdote, potin du dimanche.. Maintenant, c'est mon quotidien. 

J'en viens à un autre point, celui qui régit notre quotidien: l'exclusion par les cases. 
Des "trop grosse, trop mince... Trop diplômée, pas assez... " vient le tour des "pas casée, pas mariée, pas maman". Les cases ovnis. Les cases qui isolent. 

Je le vois déjà ce tableau du diner où totalement par hasard, il y a deux célibataires... 

J'en suis au point de la panique, du déni, de la révolte. Parce que non! Ce n'est pas parce les choses changent que je vais capituler. 

Histoire à suivre! 

Rendez-vous dans 5 ans! #teamfemmeindependante